L’Idole mise à nu

Parution le 1er mai 2026

Auteur/ autrice

9782490580231

240 pages

L’Idole mise à nu

Roman d’apprentissage, L’Idole mise à nu suit les pérégrinations de quatre ami.es qui tentent de se libérer de l’emprise d’un professeur de faculté, « capable de dérober le sol sous les pieds de son auditoire au moyen de la parole, exclusivement ». Dix ans plus tard, ce ‘maître à penser’ les invite à renouer avec les choses de l’esprit, dans la maison qu’il possède en Italie. Mais là, il continuera d’abuser de son pouvoir de séduction et de sa méchanceté avec un plaisir diabolique, tout particulièrement à l’encontre de Wan, le narrateur.

Celui-ci est habité par les lectures qui l’ont impressionné au point d’entrer naturellement dans sa vie quotidienne. « L’intensité de l’imaginaire l’emporte chez moi sur la fadeur du réel », dit-il. Et nous le suivons volontiers dans ces réminiscences littéraires qui s’insèrent avec grâce dans le déroulement des faits. A la rencontre du désir charnel, de la poésie, de l’évasion, de l’amitié, ce roman nous convie aussi à réfléchir sur le mensonge, la vieillesse, la déchéance et la mort. Et par son écriture sensible et fluide, l’auteur nous tiendra en haleine jusqu’à une fin déconcertante où la fiction l’emportera sur le réel. A moins que ce ne soit l’inverse…

Tristan Ledoux

Qui est Tristan Ledoux ?

Tristan Ledoux vit et travaille à Bruxelles. Après des études de philosophie, il a donné des cours à des publics très variés. Ses récits sont publiés chez Bernard Gilson éditeur et ses nouvelles aux Editions Sans Escale. En 2025, il publie un roman remarqué : Un accent de vérité aux Editions le Chant des Voyelles.

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Critiques & Médias

Mathias Lair sur Boojum

Le vrai fictif et vice-versa
C’est d’ailleurs la marque de fabrique de Ledoux : dans son dernier roman, qu’il avait eu le culot d’appeler Un accent de vérité alors qu’il faisait tout pour nous la faire perdre, il tressait déjà fort habilement l’imaginaire au réel, le roman fonctionnant comme un cercle de Moebius, où le vrai est le fictif et vice-versa… ce qui nous renvoie à une question tout à fait philosophique…
Dans ce dernier opus, quatre vieux copains-copines de fac, Mathilde, Solène, Sylvain et Wan retrouvent par hasard Santorin, leur cher vieux prof. Celui-ci les invite dans son repaire campagnard au fond de la botte italienne… alors le roman s’emballe, hélas, je ne peux divulguer les diverses péripéties de l’intrigue sans casser tous les effets que l’auteur a préparé pour le lecteur…

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Extrait

Nous avions tous les quatre suivi les cours magistraux de Vladimir Santorin. Maître à penser pour certains, personnage insupportable pour d’autres, il ne laissait personne indifférent, si bien qu’il pouvait être honni autant qu’adulé. Son discours passait pour le plus élaboré, le plus circonvolutif, le plus abscons, le plus mystérieux ou le plus profond qui soit, cela dépendait des auditoires et des circonstances.

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