Pour qui brûlent nos âmes

Couverture du livre "Pour qui brûlent nos âmes"

Paru le 5 septembre

C’est le 2ème roman de Kabira Beniz publié au Chant des Voyelles.

Un petit village de Kabylie dans les années 1990. Une vie pauvre mais paisible où la religion et le patriarcat dominent toutes les relations sociales. Nassira a deux fils qu’elle attend avec impatience. Mais Sélim s’est laissé entraîner dans une spirale terroriste.

Un roman haletant, plein de tendresse et d’humour.

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Informations complémentaires

Auteur

Kabira Beniz

EAN

9782490580132

Pages

196

18,00

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Description

Interbibly Région Grand Est a sélectionné pour la rentrée littéraire Pour qui brûlent nos âmes.

Librairie Guerlin Rougier & Plé à Reims, Pauline Romanowski, libraire:

J’ai fini votre roman hier soir et c’est un coup de cœur comme pour le premier. J’ai été assez bouleversée par la fin que j’aurais aimé différente. Mais au fond elle ne m’a pas déçue, juste bouleversée par sa brutalité et par la destruction qu’elle engendre. Merci de m’avoir confié une épreuve de ce livre, j’espère que votre livre connaîtra un beau succès pour cette rentrée littéraire car il le mérite et vous aussi.

Critique de Serge Cabrol, Encres vagabondes :

Maria avait deux enfants, deux garçons dont elle était fière et c’était bien la même chair, et c’était bien le même sang
Les deux garçons de Maria n’étaient pas dans le même camp, n’étaient pas du même combat… (Jean-Claude Massoulier / Jean Ferrat)

Dans ce roman, la mère ne s’appelle pas Maria mais Nassira et nous ne sommes pas en Espagne mais en Algérie en 1996, quand la guerre civile a opposé pendant dix ans le gouvernement algérien à des groupes islamistes comme l’Armée islamique du salut (AIS) ou le Groupe islamique armé (GIA). Mais, comme dans la chanson, il s’agit, ici aussi, de deux frères qui choisissent des voies opposées pendant un conflit. Et l’autrice montre bien ce qui pousse chacun à suivre un chemin différent malgré une origine commune.

Nassira n’a pas eu de chance Son mari est mort trois ans après leur mariage la laissant avec un tout jeune enfant et enceinte du deuxième. Déterminée et dure à l’effort, acceptant tous les travaux, de couture ou autres, elle a réussi à élever ses deux garçons dans son petit village de Kabylie.
Maintenant, ses fils sont devenus des hommes. Hassan est policier et Sélim est mécanicien. Tous eux habitent à Alger et sont reconnus comme d’excellents professionnels.
Nassira peut être fière, face au village et face à la tombe de son mari. « Elle pouvait sans remords inhumer à ses côtés ses soucis et ses tracas. Elle était émue à l’idée qu’il ne pouvait qu’être impressionné par son parcours, car ce qu’elle avait fait était un véritable exploit, elle avait réussi quelque chose de formidable qu’on n’aurait jamais pu imaginer d’elle, la pauvre illettrée kabyle, qui ne se distinguait en rien a priori de ses voisines du bled. »

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Alain Fadeau – blog Bibliofeel, Babelio, Facebook, “clesbibliofeel”, Instagram, twitter.

Algérie années 1990, « la décennie noire », en fait une véritable guerre civile. Le livre commence par un court prologue : un vieil homme remet une mystérieuse enveloppe à Sélim chez le barbier. Ensuite la narratrice suit chronologiquement les journées de Nassira, la mère de Hassan et de Sélim. Celle-ci n’est pas allée à l’école et n’a que les traditions et son bon cœur comme boussoles. Son mari est mort il y a très longtemps. Elle a dû élever ses deux fils seule. Ils ont maintenant quitté le village, se sont installés à Alger. L’aîné, Hassan, va devenir lieutenant de police, il s’investit dans sa mission contre ces groupes du GIA semant la terreur dans tout le pays. Le cadet Sélim, tout à la frustration d’un amour déçu – il aime Najat que sa mère, priorité à l’aîné, veut marier à son frère –, va progressivement se laisser entraîner dans la spirale religieuse et terroriste. Ce n’est pas le moindre intérêt du livre de montrer de terribles enchaînements.

Le récit s’articule autour de nombreux dialogues, avec des mots de tous les jours, liés aux courses, à la cuisine, aux commérages entre voisines ou amies La conversation est parsemée de formules de politesse consacrées, ces « à la grâce de dieu », « Dieu est avec vous », « Dieu bénisse son âme », « Dieu merci »… Toutes expressions qui me semblent hors du temps. J’avais l’impression de ne pas être dans un village, une famille, mais dans une communauté religieuse ou une secte ? L’autrice nous immerge ainsi jusqu’à la nausée dans le vécu de Nassira qui doit répondre à cette pression permanente de son entourage et surtout du Fkih, ce Maître d’école coranique omniprésent dans la communauté.

Le chapitre du voyage en car entre Alger et la Kabylie est remarquable : Hassan va voir sa mère au village, il fait la route avec Leila, son amie d’enfance. Autres passages marquants : la scène du hammam avec toutes ces femmes trouvant là un lieu où s’exprimer, la confection du couscous pour la venue des deux fils. L’autrice est habile également dans les scènes d’action, notamment dans celles de l’assaut où Hassan va se distinguer auprès de ses chefs en capturant deux terroristes.

Kabira Beniz explore les mécanismes de domination au ras du sol. Le maître d’école coranique est un profiteur, abusant de la crédulité d’une population souvent inculte, s’appuyant sur le patriarcat et les traditions, mettant des vies en danger en pratiquant l’exorcisme…
« Donnez-leur du shampoing et du savon, ainsi que des vêtements propres, pour leur montrer qu’ils sont respectables, et fournissez-leur le livre sacré. Ils reviendront alors à nous, qui les avons aidés. »

Les pièces de la tragédie se mettent en place au fil des pages. Il n’y a pas vraiment de surprise dans le récit dont la tension monte graduellement avec une fin que j’ai rapidement deviné.
Voici un roman qui se lit facilement. Et pourtant que de thèmes abordés : le droit d’aînesse participant à la tragédie familiale à l’œuvre, le sentiment d’échec à l’origine des dérives, la fraternité qui peut être chaleureuse ou pas…, le paradis de l’enfance brisé par les rancœurs, les chemins différents, parfois inconciliables, pris par les uns et les autres. (…)

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Auteur

Kabira Beniz

EAN

9782490580132

Pages

196

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L'autrice

Kabira Beniz est née à Casablanca où elle fut professeure d’éducation physique. Elle a voyagé dans le monde entier avant de s’installer en France où elle vit avec son mari et sa fille, exerçant désormais le métier de journaliste régionale. « Mon engagement, dit-elle, est la cause des femmes arabes, premières victimes de l’obscurantisme et laissées pour compte de l’Histoire. »

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