Ivres de joie

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Ivre de joie par Elisabeth Motsch aux éditions le Chant des Voyelles

Paru le 2 novembre 2021

Janvier 1799, le peuple de Naples est ivre de joie. Domenico Cimarosa, dont la musique a eu du succès dans toute l’Europe, est enchanté par cette révolution parthénopéenne, inspirée par celle des Français. Il compose un hymne populaire dont le refrain est : Liberté, égalité, fraternité ! Mais le grand rêve napolitain échoue.
Le roi de Naples revient au pouvoir, grâce à la Sainte Foi et à la flotte anglaise dirigée par l’amiral Nelson. Cimarosa, qui pensait n’avoir composé qu’une «musiquette», est emprisonné et menacé de mort. A la forteresse de Sant’Elmo, il continue de composer et surtout d’écrire tout ce qui s’est passé à Naples pendant ces folles journées de liesse et d’espoir. Il admire passionément la grande Eleonora Di Fonseca Pimentel, qui guide la réflexion des révolutionnaires. Musicien libertin, il aime la vie, le vin du Vésuve et éprouve de la tendresse pour son amante Sapienza, son valet Amadeo et le ténor Paolo.

Dans ce roman à la fois historique, musical et politique, s’entremêlent les sentiments de rage, d’amour et le désir ardent du bonheur.

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Description

Critique de Serge Cabrol – Encres vagabondes”

La révolution, la république, la prison, la musique, l’amour et l’amitié, beaucoup de thèmes traversent ce roman passionnant qui nous emmène à Naples à la fin du XVIIIe siècle aux côtés d’un musicien moins célèbre que Mozart ou Haydn mais dont la centaine d’œuvres (dont soixante opéras) a marqué le monde de la musique, certaines d’entre elles figurant au catalogue des maisons de disques et plateformes de téléchargement plus de deux siècles après la mort du compositeur. Une belle postérité à laquelle Elisabeth Motsch ajoute aujourd’hui une contribution très réussie. ”

Critique de Bibliofeel

« Les jours de bonheur, vous préfèrerez Cimarosa ; dans les moments de tristesse, Mozart aura l’avantage. » écrivait Stendhal à propos de son compositeur de prédilection.

Voici un roman original, présentant les dernières années de la vie d’un musicien majeur du XVIIIe siècle, célèbre alors dans toute l’Europe et même jusqu’à la Cour de Russie. Elisabeth Motsch parvient à nous communiquer l’esprit du chant napolitain, la joie de vivre, l’ivresse de la musique tourbillonnante alliée aux espiègleries d’opéras qui ne se prennent pas trop au sérieux. Cette biographie romancée, permet de s’immerger dans une fin de siècle mouvementée. Il y a beaucoup à dire et à apprendre entre la Révolution française qui tente de s’exporter et l’Empire napoléonien en devenir. Un délice pour un lecteur curieux tel que moi. Amateur d’opéra ou pas, on a vite envie d’écouter cette musique dont il est largement fait état dans le récit. Entre Mozart et Rossini, ce Cimarosa est à découvrir ou redécouvrir. Pour commencer, avec ce final de « Le astuzie femminile » qui donne le ton et permet d’aborder le tragique des évènements avec légèreté.

1 avis pour Ivres de joie

  1. Mesbelleslectures.com

    “Je ne suis qu’un musicien mais j’ai commis le pire : écrire un hymne à la gloire des révolutionnaires.”
    Don Domenico Cimarosa est un “artiste pestiféré”, un de ces artistes que l’on retrouve dans toute révolution, emprisonné on ne sait trop pourquoi, emprisonné pour des mots, pour des idées, comme de nombreux artistes le sont, ou l’ont été, dans chaque mouvement populaire de révolte.
    Nous sommes le 21 janvier 1799 : dans la rue, on trinque à la Révolution parthénopéenne, la Révolution napolitaine.
    21 janvier, jour de sinistre mémoire : ailleurs, en France, ce n’est pas dit dans le texte, les royalistes français pleurent depuis 6 ans la mort du roi, guillotiné !
    Lui aussi s’attend à partir d’un jour à l’autre pour son exécution. Il est devenu un être dangereux, dangereux pour des mots prononcés.
    Belle occasion pour Elisabeth Motsch de nous transporter dans cette cellule, de nous faire partager la vie de cet artiste, la vie de ces napolitains vivant cette révolution et les angoisses de ceux qui redoutent le peloton d’exécution. Les armées françaises sous l’autorité du général Championnet , ne sont pas étrangères à cette révolution. Mais à Paris, le Directoire a décrété que le général Championnet était un ennemi de la Révolution ! Une révolution chasse l’autre ! Les Anglais dirigés par Nelson sont également à Naples
    Don Domenico Cimarosa est un “prisonnier politique”, “un privilégié” qui n’a pas “été exécuté tout de suite” mais il doit l’être : “Je ne suis qu’un musicien mais j’ai commis le pire : écrire un hymne à la gloire des révolutionnaires.”
    Le directeur de la prison lui apporte une lettre lui disant que sa situation doit être revue car “les prisons sont trop pleines, un procès décidera de mon sort”
    Alors il revit sa vie, ses rencontres, ses voyages en Russie, nous fait partager cette révolution, dont je n’avais jamais entendu parler…et s’interroge quant à la politique des armées françaises qui occupent son pays.
    Angoisses d’un homme qui sait qu’il va être exécuté! Il entend tous les jours, des crépitations d’armes dans les cours…Sinistres exécutions….
    Dans sa cellule, il reçoit de temps à autre des visites, aujourd’hui c’est “Lady Emma Hamilton, la maîtresse de cet infâme Nelson”
    La situation est aussi trouble dehors qu’entre les quatre murs de sa cellule
    Elisabeth Motsch lance le lecteur sur la piste d’un autre ouvrage, écrit par Alexandre Dumas comparant les deux révolutions, la Révolution française et cette révolution Napolitaine…ouvrage semble-t-il disparu.
    J’ai découvert Elisabeth Motsch il y a trois ans avec un tout autre livre, “Le désarroi de l’enfant de cœur”, gamin victime d’un prêtre pédophile.
    Elle dirige également les éditions Le chant des Voyelles et évoquait avec “Le Voile de la Mariée” écrit par Kabira Beniz un autre désarroi, celui d’une jeune femme musulmane fuyant un mari violent et découvrant la France.
    Désarrois et inquiétudes différents les uns des autres, qu’elle sait partager avec le lecteur….
    Merci pour cette découverte

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L'autrice

Elisabeth Motsch

Elisabeth Motsch est écrivaine et éditrice. Après avoir écrit des livres pour la jeunesse à L’Ecole des loisirs et des romans pour adultes chez Grasset et Actes Sud, elle a créé une nouvelle maison de littérature, les Editions le Chant des Voyelles. Elle y a déjà publié Le désarroi de l’enfant de choeur. (voir le site elisabethmotsch.com)

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