Le Voile de la mariée

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Le Voile de la mariée

Paru le 1er Mars 2021

Sélectionné au Prix Mare Nostrum – Grand Prix méditerranéen de littérature et de spiritualité.

Découvrir le prix Mare Nostrum
Meryem est une jeune Marocaine heureuse, jusqu’à sa puberté où tout va changer. Son père organise un mariage traditionnel fastueux où la famille engloutit ses économies, Mais la nuit de noces ne se passe pas comme prévu et le mari, atteint dans son orgueil viril, préfère accuser son épouse et la maltraiter.

Elle décide de rejoindre Aïcha, sa soeur aînée qui vit en France. C’est sans papiers et à l’aide de passeurs qu’elle prend la mer. Arrivée à Paris, Meryem se fait femme de ménage sous l’identité de sa soeur, pour une bourgeoise égocentrique, un couple d’homosexuels accueillant et une compatriote prostituée, Ibtissam, qui devient son amie.

Elle fait la connaissance d’un Palestinien en attente d’un droit de séjour. Mais la période n’est pas propice aux étrangers clandestins et il risque l’expulsion tous les jours. Des attentats terroristes éclatent à Paris et Aïcha, musulmane respectueuse des traditions, sera parmi les victimes. Comment Meryem s’en sortira-t-elle ?

Ce roman, où l’on sent la présence de l’autrice, est remarquable par son rythme soutenu, ses personnages hauts en couleur et l’actualité des questions qu’il soulève telles que la vie des femmes dans les pays du Maghreb et les conditions d’accueil des étrangers en France.

Un livre qu’on dévore en retenant son souffle.

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Description

Chronique de Lee Ham

Le voile de la mariée est un roman qui se lit avec délicatesse. Sur la pointe des pieds, nous entrons dans le monde d’une violence qui ne dit pas son nom. Nous découvrons la répudiation à la marocaine, le monde des sans papiers et des apatrides. Nous retrouvons la violence des attentas et de leurs conséquences, leur lot de dommages collatéraux. Meryem devra continuer à vivre et à lutter. Avec force. Avec tendresse. Avec dignité. Avec une violente douceur.

Jean-Pierre Vialle mesbelleslectures.com

« Je devais sourire en toutes circonstances, mais éviter de rire toutefois, au risque d’endommager mon maquillage et de paraître frivole »
Roman d’une fuite, d’un choc de cultures, de l’apprentissage d’une autre vie, roman d’autres immigrés comme elle, dans l’illégalité. Roman de ces grilles de toutes sortes qui enferment les femmes musulmanes jusqu’au jour où elles s’en émancipent!

 

Un roman d’une brûlante actualité

Article d’Olivier Durand, dans le journal L’UNION (27 mars 2021)

C’est un roman au parfum de vérité où Kabira Beniz remonte le fil de son histoire personnelle.

Dans son dernier livre, “Le voile de la mariée” qui vient de paraître (Ed Le Chant des voyelles), cette autrice native de Casablanca raconte le parcours d’une jeune Marocaine qui arrive en France pour fuir un homme violent, à qui elle a été mariée de force.

Installée à Reims depuis plusieurs années, après avoir pas mal voyagé à travers le monde, elle cherche surtout à délivrer un message de tolérance à travers le parcours de sa protagoniste, Meryem, et son intégration en France, dans ce pays qu’elle admire. Et dont elle vante les valeurs de liberté sur lesquelles il ne faut pas céder.

Son roman aborde plusieurs thèmes: place de la femme dans les pays du Maghreb, dialogue entre les religions, accueil des étrangers, etc. Sans oublier l’éducation, la base de tout. La trame du récit est ancrée dans les problématiqes du moment. Cela fait écho à beaucoup de choses que l’on voit actuellement, observe Kabira Beniz. D’une plume alerte, avec beaucoup de sensibilité dans l’écriture et des personnages incarnés, cette dernière amène le lecteur d’une rive à l’autre de la Méditerranée. (…)

1 avis pour Le Voile de la mariée

  1. Rémy Tourte

    L’idée de « comprendre » de l’intérieur une femme arabe pourra sembler à priori incongru au lecteur profane caucasien, qui plus est de sexe masculin. C’est pourtant le pari réussi de Kabira Beniz qui nous entraine avec son voile — décrit fonctionnellement avec une virtuosité remarquable page 90 —, prétexte à nous faire saisir le vécu d’une jeune marocaine heureuse qui ne demande qu’à vivre comme les autres dans sa tribu, ignorante qu’un mariage fantasmé peut suffire à contrecarrer son projet, au risque de l’annihiler. Elle sera dès lors entrainée dans sa fuite éperdue par un fatum qui dictera les conditions de sa clandestinité à Paris, pour le meilleur et pour le pire, jusqu’à un épilogue particulièrement inspiré.
    On tremble pour Meryem car elle est « vivante », portée par le style affirmé de l’auteure, de même que les protagonistes qui croisent son chemin, et sa sœur ainée dont le sacrifice précipitera le dénouement d’un parcours erratique et d’une véritable métamorphose de la jeune héroïne en femme.

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L'autrice

 

Kabira Beniz est née à Casablanca où elle fut professeure d’éducation physique. Elle a voyagé dans le monde entier avant de s’installer en France où elle vit avec son mari et sa fille, exerçant désormais le métier de journaliste régionale. « Mon engagement, dit-elle, est la cause des femmes arabes, premières victimes de l’obscurantisme et laissées pour compte de l’Histoire. »

Extrait

Début du roman :

« Aussi loin que je me souvienne, j’ai eu une enfance de rêve. J’étais la petite dernière, la préférée de mon père, de mon oncle, de mon grand-père, enfin de tous les hommes de la famille. Ils me gâtaient, m’emmenaient partout avec eux, chez les voisins, dans les magasins, au marché, et même dans le cœur battant de la ville ordinairement réservé aux adultes et interdit aux enfants. Je passais mes journées entières à jouer dehors avec les enfants du quartier, mon nom résonnait en écho dans chaque recoin de la médina, clamé par mes camarades de jeu, puis par mes parents inquiets de mon absence à la tombée du jour, qui me laissait harassée et heureuse, comblée d’une volupté totale du corps et de l’esprit que seuls les enfants saouls de leurs jeux peuvent connaître. Je n’étais ni fille ni garçon, je ne connaissais aucune gêne, je n’avais pas de sexe. »

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